Taille du texte:  A+  A-
LE BLOGUE    LE LIVRE      LES ARCHIVES   LE DG     ÉCRIRE AU DG    
     


Jan
5
2010
Dans l'espoir d'un rebond

Les premiers pas de 2010 ont été franchis en douceur, un peu feutrés et sur un brin d’optimisme. Oui, oui, il faut croire que tout ira mieux. Les indices sont positifs malgré les restants de récession qui limitent encore notre capacité d’engranger un peu plus. Selon un sondage SOM-La Presse, publié le 2 janvier, globalement les Québécois démarrent la nouvelle année avec beaucoup d’optimisme. Imaginez, plus de 8 Québécois sur 10 voient d’un bon œil 2010. Entre vous et moi, c’est difficile d’avoir pire que les deux dernières années. Mais, vous en conviendrez, les défis restent grands, voire colossaux.

 

Depuis quelques jours, tout le monde y va de ses pronostics bien mesurés, de ses conseils judicieux et de ses rêves les plus fous. Les signes de reprise sont enfin là au grand soulagement des investisseurs et des gouvernements. À titre d’exemple, les marchés boursiers viennent de connaître une performance exceptionnelle. Qui aurait dit cela il y a à peine quelques mois? La Bourse canadienne a fait un bond spectaculaire de 30% au terme de 2009. La pire récession depuis la Grande Dépression des années 30 s’est estompée lentement au cours de l’été dernier. Entendons-nous bien, une reprise de la Bourse ne signifie pas nécessairement le grand redémarrage de l’économie. Disons que globalement trois éléments importants ont suscité un climat de confiance sur les marchés boursiers: l’indice de confiance américain, le freinage des pertes d’emplois aux États-unis, la reprise du tonus de l’indice boursier. Mais tout n’est pas réglé pour autant, loin de là!

 

Nous avons tous remarqué récemment que le huard a déployé largement ses ailes pour atteindre un nouveau sommet en passant de 80 à 95 cents US. Tout est en progression; les cours du cuivre et du pétrole ont grimpé tandis que le prix de l’or s’est enflammé. La plupart des analystes constatent que les quatre secteurs les plus sensibles de l’économie ont retrouvé de la vigueur : les matériaux, les finances, la technologie et la consommation. Tout est une question de confiance! Il y a une part de risque dans l’économie qui ne peut se concrétiser sans un climat favorable. Les marchés financiers sont toujours frileux aux soubresauts de l’économie et du politique.

 

Au cours de la décennie qui s’amorce les défis ne manqueront pas et les boules de cristal n’ont pas toutes les réponses. Les Québécois ont signalé dans le sondage SOM-La Presse que l’accès à des soins de santé demeure une priorité. Je ne sais pas si l’on verra enfin sortir de terre au cours de la prochaine décennie le fameux CHUM qui a fait coulé beaucoup, mais surtout beaucoup d’argent. J’en causais récemment avec des employés de maintenance lors d’une visite à l’hôpital St-Luc et l’un d’eux me rétorquait en fronçant les sourcils d’un air étonné : « Quel CHUM monsieur? » Le deuxième défi que signalent les personnes interrogées est le combat à la corruption. Et vlan! J’espère que Messieurs Jean Charest et Gérald Tremblay ont bien scruté ce sondage. La corruption est l’un des plus grands fléaux de la planète, car il frappe surtout les plus pauvres, les plus vulnérables de nos sociétés. Même si le Canada se retrouve au huitième rang des pays les moins corrompus de la planète, selon le classement annuel de Transparency International, la rigueur et la vigilance doivent régner à tout prix dans la gouvernance de nos sociétés. La crédibilité, le développement et le sort de nos sociétés en dépendent.

 

Le début d’une année marque aussi pour plusieurs d’entre nous un temps idéal pour prendre quelques résolutions ou se donner objectifs de vie. Près de 40% des Québécois prendront des résolutions ces jours-ci afin de repartir du bon pied. Les quatre résolutions les plus fréquentes chez les répondants: faire de l’exercice, améliorer son alimentation, devenir plus positif et perdre du poids. Pas si mal, mes amis. Que feront les 60% qui ne prennent pas de résolutions? Une chose est certaine, il n’y a aucun risque de ne pas les tenir. Le début d’une nouvelle année peut s’avérer une occasion en or pour faire le point et se relancer. Se fixer des objectifs n’est pas illusoire et peut devenir une aide appréciable dans notre croissance personnelle.

 

Choisir une résolution ou se fixer un objectif bien défini peut ressembler à une cible dont les contours sont assez clairement définis. Plus l’objectif est vague, plus il a des chances de passer aux oubliettes. Que de résolutions se sont évanouies après quelques semaines seulement. On ne les compte plus dans le parcours de nos vies. Pour nous aider dans cette démarche volontaire, les anglo-saxons ont développé le concept d’objectif « S-M-A-R-T ». En fait, il s’agit de vérifier au quotidien si l’objectif fixé est « SMART », c’est-à-dire futé.

 

Pour bien démarrer ce début d’année et pour ceux que cela intéresse évidemment, voici quelques qualificatifs nécessaires dans la mise en place de notre résolution ou de notre objectif. Dans un premier temps, l’objectif doit être spécifique, c’est-à-dire précis et sans équivoque. De plus, il doit être mesurable par des questions simples. Qui dit croissance, développement, réalisation fait allusion à la motivation, voire l’ambition. En fait, l’objectif doit être un tantinet ambitieux, nous sortir un peu de la situation à améliorer. Quatrièmement, il doit être réaliste et évidemment réalisable. Enfin, l’objectif désiré doit être temporel, c’est-à-dire défini dans le temps avec une durée, des étapes, une date butoir même. Un procédé simple pour mettre toutes les chances de notre côté.

 

En fait, il n’y a pas que l’économie qui peut rebondir en ce début de décennie. Nous aussi sommes appelés à susciter du neuf dans nos vies, à faire un bond en avant et à sortir de notre léthargie. Ne l’oublions pas, l’avenir est par en avant! L’année 2010 s’ouvre à nous avec ses défis, ses risques et ses rêves. C’est à chacun d’entre nous d’en faire une année exceptionnelle. Bonne rentrée 2010!

 

Vos commentaires :
J'ai bien hâte de revoir la relance. Je ne suis pas certain que cela ira mieux. Il ne faut tout de même pas croire au miracle!


Paul-Émile Éthier
Je reste convaincu que dans toute cette affaire de crise, tout n'est pas clair. L'histoire nous apprendra des choses étonnantes mais nous encore sous l'emprise de cette crise qui rend les gens méfiants. Pour les résolutions, on se reverra l'an prochain.


Carl Bourbonnais
"Tout est une question de confiance" Voilà ce que je considère important avec vous. La vie elle même n'est-elle pas une réponse en la confiance que nous avons en elle? Je suis malade vivement j'entre à l'hopital et là tout un monde est en branle pour découvrir le mal et trouver le remède efficace. En penant la décision de me rendre à l'hopital c'est la confiance que j'y serai bien soignée qui me fait prendre cette décision. J'appelle l'ambulance... qu'est-ce qui est à l'origine de cet appel? De mon entrée à ma sortie la confiance doit être la reine qui dicte mes gestes. "Nous sommes appelés à susciter du neuf dans nos vies" Susciter du neuf...ressusciter...N'est-ce pas ce que le Christ a apporté à l'humanité?. "Défis,risques et rêves.


Rita Rousseau
Texte intéressant. Vous m'étonnez sans cesse. Je suis toujours surpris de la qualité de votre réflexion qui touche le concret de nos vies Bravo! Bonne année 2010!


Pauline Tétreault
J'ai aimé votre article. Je suis optimiste pour 2010. Il faut mettre la main à la roue. Je trouve qu'il manque de solidarité et de cohésion. Nous sommes dans l'ère du chacun pour soi. On n'a plu ce souci de l'autre, de sa souffrance. Espérons que 2010 nous apprendra à réfléchir mais surtout à poser des gestes qui vont nous rendre plus soucieux du sort de l'humanité.


Christine Veilleux

 

Votre nom :

Votre commentaire: